Congé parental : Sauve qui peut

Publié le par Mayan

Cela fait des mois que je n'ai pas écrit sur le blog, pour être totalement honnête cela fait quasiment autant que je ne l'ai pas ouvert, que j'ai totalement décroché de mes statistiques ou autres. Pourtant ce soir, j'ai envie d'écrire.

Ecrire pour extérioriser.

Il y a deux ans j'ai fait le choix de poser un congé parental. Ce choix ne s'est pas posé à moi comme une évidence. Ce choix, je l'ai fait par dépit, par solution de "facilité", enfin c'est ce que je croyais.

Ce choix je ne l'ai pas fait pour juste arrêter de travailler et "glander" à la maison sur mon canapé toute la journée.

Ce choix je l'ai fait car le manque d'horaires fixes de mon homme, additionné à la distance kilométrique et mes horaires de travail étaient totalement incompatibles avec la gestion de deux enfants. Je l'avait fait avec un et c'était bien souvent la course et je ne voulais plus de ça.

Ce choix devait être temporaire, un an pas plus. Du moins en théorie ...

Cette première année n'est pas fait que de bons souvenirs et pourtant ce n'est pas la pire.

J'ai adoré voir mes enfants se découvrir, apprendre à grandir ensemble.

J'ai adoré avoir le privilège d'être disponible pour mes enfants, de pouvoir emmener mon grand tous les jours à l'école, de ne pas lui imposer la cantine ni la garderie. Je pouvais le garder auprès de moi, de nous l'après midi.

Mais c'est aussi a peu près à ce même moment que je me suis perdue.

Certains s'imaginent que les mamans au foyer se retrouvent au parc, à la terrasse d'un café, pendant que les enfants sont à l'école et les autres dorment paisiblement dans leur poussette.

C'est peut être vrai pour certaines et si c'est le cas elles ont bien de la chance. Mon congé parental je l'ai passé en grande majorité chez moi, à des centaines de kilomètres de ma famille, de mes amis. Chaque jour, j'attendais impatiemment que l'homme rentre pour enfin avoir une conversation d'adultes mais bien souvent il était fatigué par ces horaires à lui.

Peu à peu je me suis renfermée sur moi même.

Le projet professionnel de l'homme trainant en longueur mais pouvant survenir à tout moment j'ai renouvelé mon congé mais toujours à contre coeur. Je voyais très bien que ça n'allait pas et qu'il fallait que je change quelque chose. il fallait que j'extériorise d'une manière ou d'une autre.

J'ai poussé la porte d'une salle de sport, j'ai découvert une discipline qui m'a fait me surpasser, avoir plus confiance en moi, qui m'a fait connaitre des filles au top.

Je m'accordais enfin du temps pour moi, ce n'était qu'1h30 par semaine mais ça faisait un bien fou et heureusement car quand les enfants grandissent ça se complique un peu. Il faut essayer d'octroyer du temps à chacun sans en pénaliser un. Sans compter sur les nouveaux rythmes scolaire qui nous faisaient avoir une cadence de fou. J'ai souvent perdu mes moyens face à mes enfants, face à mon homme, je leur ai souvent reproché ce choix qu'on m'avait imposé et que je subissais.

Avant j'avais un travail a mener de front avec un enfant et biensûr j'étais fatiguée comme beaucoup mais là je suis épuisée, au bout du rouleau.

Pour être honnête avec vous, ce congé a dégradé ma relation avec mes enfants et mon homme.

On s'est perdu, personne pour nous seconder, faire qu'on puisse se retrouver. Il y a quelque chose de cassé reste à voir si cela pourra être réparé.

A la fin du mois ce calvaire congé s'achève, je devrais être soulagée mais pourtant j'ai peur.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Congé parental : Sauve qui peut

Publié dans Ma vie de Parents

Commenter cet article

Aurélie Emma 11/08/2015 13:49

Etre celle sur qui on peut compter pour les enfants, être celle qui se charge de les amener chez le médecin, au parc, à l'école, de voir s'occuper de "tout"... Etre celle qui doit penser à tout.
Quand je vois comment c'est alors que je ne suis QU'en arrêt, je ne peux que te comprendre sauf que toi, ça fait longtemps que ça dure.

Prescillia 11/08/2015 13:10

comme je te comprends, je ressent pareil lol

http://unemamandanstoussesetats.over-blog.com/2015/08/faisons-connaissance-avant-toute-chose.html

Christelle 11/08/2015 08:19

Je partage ta vision du congé et c'est pour ça que je ne l'ai pris qu'à mi-temps pour mes jumeaux.
Se sentir coupée du monde, la routine du quotidien sans pour autant trouver du temps pour autre chose. C'est compliqué à vivre même si, comme toi, je mesure ma chance d'avoir pu le faire.
Je reprends à temps plein à la rentrée en même temps que leur rentrée à eux. Ca me fait peur (papa travaille tous les soirs donc pas d'aide) mais je me sens revivre d'avoir un autre objectif concret en vue.
Bonne reprise.